Forêt perméable Hélias Hollebecq, Design Objet & Espace, 2026

Étudiant-e en master 2

« La forêt n’est plus un lieu à habiter, mais un lieu extérieur à la vie, un lieu à exploiter, un lieu de ressources à la fois matérielles et économiques qui vont être puisées pour servir un mode de vie humain extérieur au milieu, puisque nous n’habitons plus dans la forêt depuis belle lurette. Alors, nous sommes en mesure de nous poser des questions : comment réintégrer l’humain dans un territoire qu’il ne franchit que pour l’exploiter ? Ou encore, comment l’humain peut-il s’inspirer de l’animal forestier pour concevoir des éléments constructifs de manière respectueuse des arbres et de la forêt ?

« Il faut réinventer l’humain-animal », nous dit Baptiste Morizot. Ce que j’interprète comme la nécessité de penser des rapports moins artificiels et sans intermédiaires à notre milieu donateur : la forêt.

J’ai cherché, pour ce projet, à expérimenter la forêt en tant que milieu, à l’échelle de l’individu humain-animal, et non à l’échelle macro de la production industrielle et lucrative.

Je me suis donc, pour vous donner les grandes lignes du processus créatif, autorisé à prélever et à concevoir avec des machines à taille humaine : tronçonneuse, tour à bois, raboteuse. Des machines requérant une action rigoureuse et physique, utilisables par une seule personne à la fois.

Dans l’idée d’entretenir un rapport autonome à l’utilisation de la forêt, comme le ferait une hirondelle ou un merle faisant son nid, ou encore un castor fabriquant une hutte ou un barrage.»